Arrêté — recherché Mis à jour le 05/10/2026

Lamborghini Countach LP400 « Periscopio » : liste d’attente, prix et accès

157 voitures seulement, sans ailes élargies ni aileron : la première Countach de série, avec son toit creusé pour le rétroviseur périscope, est la plus pure de la lignée.

Fiche Lamborghini Countach LP400 « Periscopio »

MarqueLamborghini
StatutArrêté — recherché
Fenêtre habituelleprototype LP500 au Salon de Genève 1971 ; LP400 de série produite de 1974 à 1978 — date à confirmer
RéférenceLP400
Canal d’accèsseconde main / enchères
PrototypeLP500, Salon de Genève 1971
Exemplaires LP400157
MoteurV12 3,9 l longitudinal en position centrale
Puissance375 ch à 8 000 tr/min
StyleMarcello Gandini chez Bertone
Surnom« Periscopio », pour le rétroviseur intégré au toit
Production totale Countach1 983 voitures de 1974 à 1990

Pourquoi les collectionneurs ne veulent que la première

Sur les 1 983 Countach construites en seize ans, seules 157 appartiennent à la série LP400 d'origine. Ce sont les voitures qui ressemblent le plus au prototype présenté en 1971 : pas d'élargisseurs d'ailes en plastique, pas d'aileron arrière, des roues étroites et une ligne en coin parfaitement lisse. Les amateurs les surnomment « Periscopio », en référence à la découpe du pavillon qui accueillait un rétroviseur intérieur de type périscope.

Aujourd'hui, une LP400 ne s'achète qu'auprès d'un propriétaire, via un marchand spécialisé ou une vente aux enchères. La production est close depuis 1978 et Lamborghini ne propose aucune liste d'attente pour ses modèles historiques. Comme pour toute voiture ancienne rare, l'authenticité et la documentation sont les premières questions à poser.

Du choc de Genève 1971 à la voiture de série

La Countach a été dévoilée sous la forme du prototype LP500 au Salon de Genève en 1971, sur le stand Bertone. Sa forme en coin, dessinée par Marcello Gandini, tranchait radicalement avec les courbes de la Miura. Le moteur V12 était cette fois placé dans le sens de la longueur, avec la boîte de vitesses devant lui, entre les deux sièges, une disposition imaginée par Paolo Stanzani pour mieux répartir les masses.

La mise au point a duré plusieurs années. La version de série, LP400, est arrivée en 1974 avec un V12 de 3,9 litres plutôt que le 5 litres annoncé sur le prototype, un châssis tubulaire et de nombreuses prises d'air ajoutées pour refroidir le moteur. Les portes en élytre, qui s'ouvrent vers le haut, sont devenues l'emblème de la marque pour les décennies suivantes.

Ce qui distingue une LP400 des Countach suivantes

La LP400 développe 375 ch à 8 000 tr/min. Elle utilise des jantes étroites à cinq trous de type « téléphone » et une carrosserie dépourvue d'appendices. Les premières voitures disposent du rétroviseur à périscope, qui regardait vers l'arrière à travers un tunnel creusé dans le toit. À partir de la LP400 S de 1978, la Countach reçoit des pneus beaucoup plus larges, des extensions d'ailes et, en option, l'aileron arrière qui deviendra emblématique dans les années 1980.

Cette évolution a rendu la voiture plus spectaculaire, mais aussi plus lourde visuellement. Pour les collectionneurs attachés au dessin original, la LP400 incarne la Countach telle que Gandini l'avait conçue. C'est la principale raison de son statut à part sur le marché.

Le nom lui-même a une histoire : « countach » est une exclamation du dialecte piémontais exprimant l'émerveillement, prononcée selon la légende devant le prototype dans l'atelier. C'est l'une des rares Lamborghini dont le nom ne fait pas référence au monde de la tauromachie. Ce détail, souvent raconté par les passionnés, participe au mythe qui entoure la première série.

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Toutes les Countach, de la LP400 à la 25e anniversaire

Le tableau ci-dessous reprend les principales séries de la Countach. Il illustre à quel point la LP400 représente une petite fraction de la production totale, majoritairement composée des 5000 Quattrovalvole et des 25th Anniversary de la fin des années 1980.

Les prix de lancement d'époque ne sont pas repris ici : exprimés en lires, francs ou dollars des années 1970 et 1980, ils n'apportent pas d'indication utile sur la valeur actuelle.

SériePériodeExemplairesÉvolution principale
LP4001974-1978157Version d'origine, 3,9 l, 375 ch
LP400 S1978-1982237Pneus larges, ailes élargies
LP500 S1982-1985321Moteur porté à 4,8 l
5000 Quattrovalvole1985-19886105,2 l, quatre soupapes par cylindre
25th Anniversary1988-1990657Restylage, version la plus produite

Le nom Countach aujourd'hui : LP500 recréée et LPI 800-4

Le prototype LP500 de 1971 n'existe plus sous sa forme d'origine. Le département historique de Lamborghini, le Polo Storico, a réalisé une reconstitution de ce prototype pour un collectionneur, présentée en 2021. En parallèle, la marque a lancé la Countach LPI 800-4, hybride à 112 exemplaires construite sur la base de l'Aventador et de la Sián, en hommage au cinquantenaire du modèle.

Ces deux projets ont ravivé l'intérêt pour la Countach d'origine, sans créer de nouvelle LP400. Aucune réédition de la version de 1974 n'est annoncée ; toute rumeur de « continuation » devrait être vérifiée auprès de Lamborghini avant d'être prise au sérieux.

Valeur : la prime de la pureté

Parmi toutes les Countach, la LP400 est généralement la plus valorisée, devant les versions plus puissantes mais plus chargées. Nous ne donnons pas de cote chiffrée, faute de source publique suffisamment récente et solide, mais la hiérarchie est bien établie dans les ventes de collection : la rareté et la pureté de la ligne priment sur la puissance.

À l'intérieur de la série LP400, les écarts restent importants. Une voiture avec carrosserie, moteur et intérieur d'origine, certifiée par le Polo Storico, vaut nettement plus qu'un exemplaire modifié. Les ajouts d'époque, comme un aileron ou des ailes de LP400 S, font baisser la valeur pour les puristes, même s'ils sont réversibles.

  • Numéros de châssis et de moteur concordants
  • Configuration d'origine sans aileron ni extensions
  • Rétroviseur périscope et détails de première série présents
  • Certificat d'authenticité Lamborghini Polo Storico
  • Restauration documentée par un spécialiste reconnu

Parcours d'achat d'une Periscopio

Les LP400 apparaissent principalement dans les catalogues des grandes ventes aux enchères de collection et chez quelques marchands spécialisés dans les italiennes des années 1970. Avec seulement 157 voitures, l'offre est irrégulière. Les collectionneurs laissent généralement un mandat de recherche auprès d'un marchand qui connaît les propriétaires, ce qui permet d'accéder à des ventes privées avant qu'elles ne soient publiées.

Avant toute offre, faites inspecter la voiture par un expert de la Countach, demandez l'historique complet et, si la voiture n'est pas certifiée, conditionnez la vente à l'obtention du certificat Polo Storico. Prévoyez les frais acheteur, le transport en camion fermé et les éventuels droits d'importation.

Pièges : LP400 S rétrogradées et répliques en kit

Le piège le plus courant consiste à présenter une LP400 S, plus nombreuse, sous l'apparence d'une LP400 en retirant ses extensions d'ailes et son aileron. Le numéro de châssis et les archives de l'usine permettent de trancher. Autre risque : les répliques de Countach, très nombreuses depuis les années 1980, parfois construites sur des bases sans rapport avec Lamborghini.

Méfiez-vous également des annonces trop belles en ligne, reprenant des photos de ventes passées, avec un vendeur à l'étranger qui réclame un acompte rapide. Une LP400 ne s'achète jamais sans inspection physique ni vérification de la propriété. Préférez un paiement sécurisé, par séquestre ou par l'intermédiaire d'une maison de ventes établie.

LP400 face aux autres icônes des années 1970

La Countach LP400 se compare avant tout à sa devancière, la Miura, et aux sportives d'exception de son époque. Elle représente la rupture du style en coin, quand la Miura incarne la sensualité des années 1960. Chez les concurrentes, les grandes Ferrari et les Porsche de compétition attirent un public différent, plus orienté vers l'histoire sportive.

Pour un collectionneur qui veut une seule voiture des années 1970 capable de symboliser la décennie, la LP400 a peu de rivales. Pour une collection plus large, elle s'associe naturellement à une Miura et à une Countach moderne comme la LPI 800-4.

ModèleExemplairesAtout principal
Lamborghini Countach LP400157Dessin original de Gandini
Lamborghini Miura P400 SV150Aboutissement de la Miura
Ferrari 250 GTO36Palmarès en compétition
Aston Martin DB5Série de l'époqueGT britannique iconique

Vivre avec une Countach des débuts

La LP400 n'est pas une voiture facile. La visibilité arrière est limitée malgré le périscope, la direction est lourde à basse vitesse, l'embrayage demande de la force et la chaleur dans l'habitacle peut être importante. Elle exige un entretien régulier par un spécialiste, notamment pour les six carburateurs Weber et le refroidissement.

Ces contraintes font aussi partie de son charme. Pour en profiter, prévoyez de la rouler régulièrement, sur de petites distances, et confiez-la à un atelier qui connaît les Countach. Un exemplaire bien suivi et utilisé raisonnablement se révèle souvent plus fiable qu'une voiture restée immobile de longues années.

Conseils pour cibler le bon exemplaire

Définissez d'abord votre priorité : une voiture de concours parfaitement restaurée, ou une voiture saine que vous pourrez rouler. Les deux approches sont légitimes, mais n'impliquent pas le même budget ni les mêmes vendeurs. Pour une première acquisition, l'accompagnement d'un expert indépendant est indispensable.

Ne vous laissez pas guider uniquement par la couleur. Une LP400 dans sa teinte d'origine, même discrète, peut avoir plus de valeur qu'un exemplaire repeint dans une couleur flamboyante. Enfin, gardez en tête que la patience est souvent récompensée : avec 157 voitures, la bonne occasion finit par se présenter, à condition d'être connu des bons interlocuteurs le jour où elle apparaît.

Comment fonctionne l’accès à Lamborghini Countach LP400 « Periscopio »

Pour les modèles en série limitée ou à forte demande, les constructeurs attribuent souvent les commandes en priorité à leurs clients existants, via le réseau de concessions. Les conditions précises (historique d’achat, clauses de non-revente) ne sont pas toujours publiques et varient selon les marchés.

Notre alerte vous informe des annonces officielles, de l’ouverture des commandes en France, des versions spéciales et des éventuelles places qui se libèrent dans les carnets de commandes.

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Questions fréquentes sur Lamborghini Countach LP400 « Periscopio »

Combien de Countach LP400 ont été construites ?

Lamborghini a produit 157 Countach LP400 entre 1974 et 1978, selon les chiffres repris par l'encyclopédie anglophone. C'est une petite fraction des 1 983 Countach construites jusqu'en 1990, ce qui explique sa position à part sur le marché de collection.

Pourquoi l'appelle-t-on « Periscopio » ?

Les premières LP400 avaient un rétroviseur intérieur de type périscope, qui regardait vers l'arrière à travers une découpe dans le toit. Cette particularité a donné aux premières Countach le surnom de « Periscopio », aujourd'hui utilisé par les collectionneurs pour désigner la série d'origine.

Quelle est la puissance de la Countach LP400 ?

La LP400 est équipée d'un V12 de 3,9 litres placé en position centrale longitudinale. Il développe 375 ch à 8 000 tr/min, alimenté par six carburateurs Weber. Les versions suivantes ont reçu des moteurs plus gros, jusqu'à 5,2 litres sur la 5000 Quattrovalvole.

Quelle différence entre la LP400 et la LP400 S ?

La LP400 S, apparue en 1978, reçoit des pneus beaucoup plus larges, des extensions d'ailes et la possibilité d'un aileron arrière. La LP400 garde la carrosserie lisse du dessin original. Cette pureté explique pourquoi les collectionneurs privilégient la première série.

Combien vaut une Countach LP400 ?

La LP400 est en général la Countach la mieux cotée, mais nous ne donnons pas de chiffre précis faute de source publique récente fiable. Les prix varient selon l'authenticité, la restauration et la provenance. Consultez des résultats de ventes récentes et un expert avant de fixer un budget.

Lamborghini a-t-elle réédité la Countach ?

La marque a lancé en 2021 la Countach LPI 800-4, une hybride moderne à 112 exemplaires, en hommage au modèle. Le Polo Storico a aussi recréé le prototype LP500 pour un collectionneur. Aucune réédition de la LP400 de série n'a été annoncée.

Comment vérifier qu'une LP400 est authentique ?

Comparez les numéros de châssis et de moteur avec les archives de l'usine, demandez la certification Lamborghini Polo Storico et faites expertiser la voiture par un spécialiste. Méfiez-vous des LP400 S transformées pour ressembler à une LP400 et des répliques construites sur d'autres bases.

Peut-on rouler régulièrement avec une LP400 ?

Oui, à condition d'accepter ses contraintes : visibilité réduite, direction et embrayage lourds, chaleur dans l'habitacle. Un entretien régulier par un spécialiste, notamment des carburateurs et du refroidissement, est indispensable. Rouler régulièrement est souvent meilleur pour la mécanique qu'un stockage prolongé.

Sources consultées : en.wikipedia.org · en.wikipedia.org

ListeAttente est un site indépendant, sans lien avec Lamborghini. Les dates et prix affichés sont uniquement ceux annoncés officiellement ; tout ce qui n’est pas confirmé est présenté comme tel. Nous ne vendons rien et ne réservons rien : l’alerte vous prévient quand l’achat devient possible sur les canaux officiels.

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