Rouler en Ultimae : ce qu'il faut savoir
L'Ultimae reste une Aventador, avec ses qualités et ses limites. La boîte ISR à simple embrayage donne des passages de rapport secs et rapides en mode sportif, mais peut se montrer heurtée à basse vitesse en ville. Ceux qui découvrent le modèle ont intérêt à l'essayer longuement avant d'acheter, car cette transmission divise.
La visibilité arrière est limitée, le gabarit large impose de la vigilance dans les parkings, et le système de levage de l'essieu avant, souvent présent en option, devient presque indispensable pour franchir les ralentisseurs et les rampes d'accès. Vérifiez qu'il équipe la voiture convoitée et qu'il fonctionne correctement.
En contrepartie, l'Ultimae offre une expérience que les supercars actuelles ne proposent plus : la montée en régime d'un V12 atmosphérique jusqu'à son rupteur, sans filtre électrique. C'est précisément cette sensation que ses acheteurs recherchent, et qui justifie de supporter quelques contraintes au quotidien.
Pour la conservation, prévoyez un mainteneur de batterie, un garage sec et des sorties régulières. Une supercar immobilisée trop longtemps souffre au niveau des joints, des pneus et des fluides, ce qui finit par coûter plus cher que quelques centaines de kilomètres par an.