Ce qui rend ce Defender désirable, et parfois difficile à obtenir
Le L663 a rompu avec le châssis séparé de l'ancien Defender pour une structure monocoque en aluminium, la plateforme D7x, tout en conservant des capacités tout-terrain réelles : suspension pneumatique disponible, boîte de transfert, passage à gué élevé et une garde au sol généreuse. C'est ce double visage, utilitaire chic en ville et véritable franchisseur en dehors, qui a fait son succès commercial dans toute l'Europe.
La rareté ne vient pas d'un tirage limité mais de la pyramide des versions. En bas, des quatre-cylindres essence et diesel ; au milieu, des six-cylindres micro-hybrides 3,0 litres ; en haut, le V8 5,0 litres compresseur, puis l'OCTA à moteur V8 4,4 litres biturbo. Plus on monte, plus les volumes alloués sont faibles et plus la demande est concentrée. Les séries spéciales, comme la Bond Edition à 300 exemplaires en 2021, ont aussi entretenu cette aura de collection autour d'un modèle pourtant courant.
Enfin, l'héritage pèse : pour beaucoup d'acheteurs, rouler en Defender, c'est prolonger une lignée commencée en 1983 avec les One Ten et Ninety. Cette dimension patrimoniale soutient la valeur résiduelle et explique pourquoi certains clients acceptent d'attendre plutôt que de se rabattre sur un SUV premium plus facile à obtenir.