Une voiture de course à peine civilisée
La GTD reprend une recette radicale : un V8 5,2 litres à compresseur, baptisé Predator, qui délivre 815 hp, soit environ 826 ch, et 900 Nm. La boîte à double embrayage Tremec à huit rapports est placée à l'arrière, en configuration transaxle, pour améliorer la répartition des masses. La vitesse maximale annoncée atteint 202 mph, environ 325 km/h.
L'autre singularité est la suspension, à amortisseurs semi-actifs et réglages hydrauliques permettant d'abaisser la caisse en mode piste, associée à une aérodynamique active largement inspirée de la GT3. De nombreux panneaux de carrosserie sont en carbone, et la voiture est assemblée par Multimatic au Canada, spécialiste des voitures de course et des séries très limitées.
Le résultat est une Mustang qui n'a plus grand-chose en commun avec la version de série, sinon la silhouette et le nom.
Cette filiation avec la course a un coût pratique : garde au sol réduite en mode piste, pneumatiques très typés, confort et insonorisation sacrifiés au profit de la précision. Avant d'envisager l'achat, il est utile d'essayer une voiture comparable sur circuit et de se demander honnêtement combien de jours de piste par an justifieront un tel engin, car c'est là que la GTD exprime réellement ce pour quoi elle a été conçue.