La logique Icona : le passé revisité en très petite série
Ferrari définit Icona comme un programme de voitures spéciales inspirées de modèles historiques, produites en série limitée. Les Monza SP1 et SP2 rendaient hommage aux barquettes de course des années 1950, notamment la 750 Monza et la 166 MM. La Daytona SP3 évoquait les prototypes sport des années 1960 et la victoire en triplé de Ferrari aux 24 Heures de Daytona en 1967.
Ces voitures se situent au-dessus des modèles de gamme et des séries spéciales, mais à côté des supercars de la lignée Enzo, LaFerrari et F80. Elles combinent une mécanique de pointe, à chaque fois un V12 atmosphérique, avec un design très expressif. Leur valeur tient à cette double nature : objet d'art et voiture performante.
Une quatrième Icona suivrait sans doute ce principe d'hommage. Le choix de la référence historique est l'objet de toutes les spéculations, et c'est précisément ce que Ferrari garde secret jusqu'à la présentation aux clients.
Il faut aussi distinguer les Icona des créations du département Special Projects de Ferrari. Ces dernières sont des exemplaires uniques, conçus pour un client précis sur la base d'un modèle existant, alors que les Icona sont des séries de plusieurs centaines de voitures partageant un même dessin. Les deux programmes s'adressent à la même clientèle très fidèle, mais ne répondent pas à la même logique.