Arrêté — recherché Mis à jour le 05/10/2026

Lamborghini Miura : liste d’attente, prix et accès

Un V12 posé en travers derrière deux sièges, une ligne signée Gandini chez Bertone : la Miura a inventé la supercar moderne entre 1966 et 1973, à 764 exemplaires.

Fiche Lamborghini Miura

MarqueLamborghini
StatutArrêté — recherché
Fenêtre habituellechâssis nu au Salon de Turin 1965, prototype P400 au Salon de Genève 1966 ; production 1966-1973 — date à confirmer
RéférenceP400 / P400 S / P400 SV
Canal d’accèsseconde main / enchères
Premières apparitionsChâssis à Turin (1965), voiture complète à Genève (1966)
Production totale764 exemplaires
VersionsP400 (275), P400 S (338), P400 SV (150)
MoteurV12 3,9 l transversal en position centrale arrière
Puissance350 ch (P400) à 385 ch (SV)
StyleMarcello Gandini chez Bertone
IngénierieGian Paolo Dallara, Paolo Stanzani, Bob Wallace
CertificationLamborghini Polo Storico

Acheter une Miura aujourd'hui : un marché de connaisseurs

La Miura n'est plus produite depuis 1973, et l'on ne peut l'acquérir qu'en seconde main, auprès de propriétaires privés, de marchands spécialisés en voitures anciennes ou lors de ventes aux enchères. Avec 764 exemplaires construits, elle est plus présente sur le marché que les few-off modernes, mais chaque voiture possède une histoire unique : couleur d'origine, numéro de châssis, propriétaires successifs, éventuelles restaurations.

Le vrai défi n'est pas de trouver une Miura à vendre, mais d'en trouver une dont l'authenticité et l'état correspondent au prix demandé. C'est un marché de spécialistes, où la documentation et la certification comptent autant que la beauté de la carrosserie. Aucune liste d'attente officielle n'existe : l'accès passe par le réseau des connaisseurs.

Trois ingénieurs, un projet du soir et une révolution

La Miura est née d'un projet mené en dehors des heures de travail par trois jeunes ingénieurs de Lamborghini : Gian Paolo Dallara, Paolo Stanzani et le pilote d'essai néo-zélandais Bob Wallace. Ferruccio Lamborghini, qui préférait les grandes routières, était au départ réticent. Le châssis nu, avec son V12 monté transversalement derrière l'habitacle, a été exposé au Salon de Turin en 1965 et a suscité un tel intérêt que des commandes ont été passées sans carrosserie.

Le dessin a été confié à Bertone, où un jeune designer, Marcello Gandini, a signé l'une des lignes les plus célèbres de l'histoire automobile. Le prototype P400 complet a été dévoilé au Salon de Genève en 1966. À sa sortie, la Miura était présentée comme la voiture de série la plus rapide du monde, et son architecture à moteur central arrière est devenue la référence de toutes les supercars qui ont suivi.

P400, P400 S, P400 SV : connaître les trois séries

La Miura a évolué en trois séries principales. La P400 originale, produite de 1966 à 1969, a été fabriquée à 275 exemplaires avec 350 ch. La P400 S, de 1968 à 1971, monte à 370 ch et ajoute davantage de confort ; 338 voitures ont été construites. La P400 SV, la plus aboutie, a été produite de 1971 à 1973 à 150 exemplaires, avec 385 ch, des voies arrière élargies et des phares sans « cils ».

Pour un collectionneur, chaque série a ses partisans. Les puristes recherchent les premières P400 pour leur proximité avec le concept d'origine. Les amateurs de conduite préfèrent la SV, plus puissante et mieux stabilisée. La S constitue souvent un compromis intéressant, tant sur le plan de l'usage que du budget.

SérieProductionExemplairesPuissance
P4001966-1969275350 ch
P400 S1968-1971338370 ch
P400 SV1971-1973150385 ch
Total1966-1973764—

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La Jota et les SVJ : les Miura à part

En 1970, Bob Wallace a développé une Miura d'essai très allégée et préparée, inspirée par le règlement de la catégorie J de la FIA : la Jota. Cette voiture unique a été détruite dans un accident en 1971. Son existence a pourtant donné naissance à une série de Miura SVJ, construites ou transformées par l'usine pour des clients, dont une voiture célèbre ayant appartenu au shah d'Iran.

L'encyclopédie anglophone rapporte que cet exemplaire a été acheté par l'acteur Nicolas Cage lors d'une vente Brooks en 1997, pour 490 000 dollars, alors un record pour le modèle. Ces voitures rarissimes forment un marché à part, où la provenance et la documentation de l'usine sont décisives. Méfiance : de nombreuses Miura ont été converties en « SVJ » ou en « Jota » à l'extérieur de l'usine, et ne doivent pas être confondues avec les originales.

Pas de nouvelle Miura, mais des clins d'œil réguliers

Lamborghini n'a jamais relancé la Miura en série. La marque a présenté en 2006 un concept Miura, dessiné par Walter de Silva pour le quarantième anniversaire du modèle, sans donner suite à une production. Les séries limitées modernes de la marque puisent régulièrement dans son héritage, mais aucune réédition de la Miura n'a été annoncée à ce jour.

Côté marché, le calendrier des ventes compte davantage que celui de la marque. Les Miura apparaissent le plus souvent lors des grandes ventes de collection, notamment pendant la Monterey Car Week en août et dans les ventes européennes de début d'année. Les transactions privées, menées par des marchands, sont également nombreuses.

Ce qui fait la différence de prix entre deux Miura

La Miura n'a pas de prix « neuf » utile aujourd'hui, et les résultats d'enchères varient très fortement d'une voiture à l'autre. Nous ne donnons pas de cote chiffrée : elle dépend de la série, de l'état et surtout de l'authenticité. Une SV correctement documentée se négocie généralement plus cher qu'une P400 ; une voiture dans sa couleur d'origine, avec un historique continu, vaut davantage qu'un exemplaire repeint.

La qualité de la restauration est un critère majeur. Une restauration complète réalisée par un atelier reconnu, avec photos et factures, rassure les acheteurs. Une voiture « à restaurer » peut sembler moins chère, mais le coût d'une remise en état sérieuse est considérable, et les pièces spécifiques sont parfois difficiles à trouver.

  • Série (P400, S ou SV) et options d'époque
  • Concordance numéros de châssis, moteur et carrosserie
  • Certification Lamborghini Polo Storico
  • Couleur et sellerie d'origine documentées
  • Historique des propriétaires et participation à des concours

Polo Storico : le passeport d'une Miura

Lamborghini dispose d'un département dédié aux modèles historiques, le Polo Storico, qui s'occupe de la restauration, des pièces et de la certification d'authenticité des voitures anciennes de la marque. Un certificat délivré par ce service, après examen de la voiture et des archives de l'usine, est un atout majeur lors d'une revente.

Avant d'acheter, demandez si la voiture est certifiée, ou si le vendeur accepte une procédure de certification avant la transaction. Comparez aussi les numéros présents sur la voiture avec les archives disponibles. Pour une voiture de ce prix, une expertise indépendante complémentaire, réalisée par un spécialiste de la Miura, reste une dépense raisonnable.

Où se vendent les Miura

Les principales voies d'achat sont les grandes maisons de ventes aux enchères automobiles, les marchands de voitures de collection spécialisés dans les italiennes, et les ventes privées entre propriétaires. Les concessions Lamborghini actuelles ne traitent généralement pas ce type de voiture, mais certaines peuvent orienter vers un interlocuteur.

Pour se positionner efficacement, mieux vaut définir précisément la série recherchée et le niveau de restauration souhaité. Les collectionneurs expérimentés se font accompagner par un expert indépendant qui inspecte la voiture, consulte les archives et évalue la restauration avant toute enchère. Prévoyez aussi les frais acheteur, le transport sous couvert et, selon l'origine, les droits d'importation.

Pièges classiques : répliques, numéros et restaurations maquillées

La célébrité de la Miura a favorisé la fabrication de répliques plus ou moins réussies. Les plus trompeuses utilisent des pièces d'origine sur un châssis reconstruit. D'autres voitures authentiques ont reçu un moteur différent ou ont été transformées en SV ou SVJ sans documentation. Ces modifications ne sont pas toujours cachées, mais elles doivent apparaître clairement dans le descriptif et le prix.

Les escroqueries en ligne existent aussi : photos reprises de ventes passées, vendeur inaccessible, demande d'acompte rapide. Une Miura ne s'achète jamais à distance sans inspection. Exigez les documents d'immatriculation, les factures, les photos de restauration et, idéalement, la certification Polo Storico.

Miura, Countach, 365 GTB/4 : comparer les icônes

Dans la même famille d'icônes, la Countach LP400 a succédé à la Miura en 1974, avec un style encore plus radical signé lui aussi Gandini. Chez Ferrari, la référence d'époque est la 365 GTB/4 « Daytona », à moteur avant. Une collection sérieuse de supercars des années 1960-1970 réunit souvent ces voitures.

La Miura se distingue par son statut de pionnière et par l'élégance de sa ligne. Elle est moins agressive que la Countach, plus moderne techniquement que la Daytona. Pour un collectionneur, le choix dépend de sa sensibilité esthétique, de l'usage prévu et de la disponibilité d'un exemplaire de qualité au moment de la recherche.

ModèlePériodeArchitecture
Lamborghini Miura1966-1973V12 transversal central
Lamborghini Countach LP4001974-1978V12 longitudinal central
Ferrari 250 GTO1962-1964V12 avant, compétition
Aston Martin DB51963-19656 cylindres avant, GT

Quel profil d'acheteur pour une Miura

La Miura s'adresse à un collectionneur prêt à investir du temps autant que de l'argent. Elle demande un entretien par des spécialistes, une conduite respectueuse d'une mécanique ancienne et un stockage soigné. Elle récompense cet engagement par une expérience de conduite et une présence visuelle que peu de voitures égalent.

Pour un premier achat, une P400 S bien documentée constitue souvent un point d'entrée équilibré. Les puristes viseront une P400 précoce, ceux qui veulent rouler davantage une SV. Dans tous les cas, l'authenticité prime sur la couleur ou le kilométrage affiché.

Comment fonctionne l’accès à Lamborghini Miura

Pour les modèles en série limitée ou à forte demande, les constructeurs attribuent souvent les commandes en priorité à leurs clients existants, via le réseau de concessions. Les conditions précises (historique d’achat, clauses de non-revente) ne sont pas toujours publiques et varient selon les marchés.

Notre alerte vous informe des annonces officielles, de l’ouverture des commandes en France, des versions spéciales et des éventuelles places qui se libèrent dans les carnets de commandes.

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Questions fréquentes sur Lamborghini Miura

Combien de Lamborghini Miura ont été produites ?

Au total, 764 Miura ont été construites entre 1966 et 1973 : 275 P400, 338 P400 S et 150 P400 SV, selon les chiffres repris par l'encyclopédie anglophone. À cela s'ajoutent la Jota expérimentale de 1970 et quelques SVJ réalisées par l'usine pour des clients.

Qui a dessiné la Miura ?

La carrosserie a été dessinée par Marcello Gandini au sein du carrossier Bertone. Le châssis et la mécanique ont été conçus par Gian Paolo Dallara et Paolo Stanzani, avec Bob Wallace pour la mise au point. Ce trio a mené le projet en grande partie sur son temps libre.

Pourquoi la Miura est-elle considérée comme la première supercar ?

Elle a popularisé le moteur V12 placé en position centrale arrière sur une voiture de route, une architecture jusque-là réservée à la compétition. À sa sortie, elle était présentée comme la voiture de série la plus rapide du monde. Ce schéma est devenu le modèle de presque toutes les supercars suivantes.

Quelle version de Miura choisir ?

La P400 attire les puristes pour sa proximité avec le concept d'origine. La P400 S offre plus de puissance et un meilleur équipement, à un budget souvent plus abordable. La SV, la plus aboutie et la plus rare, est la plus recherchée par les amateurs de conduite. L'état et l'authenticité doivent primer.

Combien vaut une Miura aujourd'hui ?

La cote varie fortement selon la série, l'état, la restauration et la provenance, et nous ne donnons pas de chiffre précis faute de source publique unique et récente. Les SV et les voitures historiques dépassent nettement les P400 ordinaires. Consultez les résultats de ventes récentes et un expert avant de fixer votre budget.

Qu'est-ce que la certification Polo Storico ?

Le Polo Storico est le département de Lamborghini consacré aux modèles historiques. Il examine les voitures, compare leurs caractéristiques aux archives de l'usine et peut délivrer un certificat d'authenticité. Pour une Miura, ce document rassure fortement les acheteurs et pèse sur la valeur.

Lamborghini va-t-elle rééditer la Miura ?

Aucune réédition n'est annoncée. Un concept Miura a été présenté en 2006 pour les quarante ans du modèle, sans production. Toute information sur une nouvelle Miura de série serait aujourd'hui spéculative tant que la marque ne l'a pas officialisée.

Qu'est-ce qu'une Miura SVJ ?

Après l'accident de la Jota expérimentale en 1971, l'usine a réalisé quelques Miura SV inspirées de ce prototype pour des clients fortunés, appelées SVJ. Plusieurs autres Miura ont été transformées hors usine ; seule une documentation solide permet de distinguer une SVJ d'usine d'une conversion.

Sources consultées : en.wikipedia.org · en.wikipedia.org

ListeAttente est un site indépendant, sans lien avec Lamborghini. Les dates et prix affichés sont uniquement ceux annoncés officiellement ; tout ce qui n’est pas confirmé est présenté comme tel. Nous ne vendons rien et ne réservons rien : l’alerte vous prévient quand l’achat devient possible sur les canaux officiels.

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