Une LFA sans V10 : le pari qui divise
La première LFA tenait sa légende à son moteur : un V10 atmosphérique de 4,8 litres co-développé avec Yamaha, capable de monter en régime à une vitesse telle qu'un compte-tours numérique avait été nécessaire. Reprendre ce nom pour une voiture électrique est un choix assumé par Lexus, et largement commenté, parfois sévèrement, par les passionnés.
Le concept partage selon la presse sa structure en aluminium avec la Toyota GR GT. Lexus aurait pu reprendre le V8 biturbo de cette dernière ; la marque a préféré la voie électrique, cohérente avec sa stratégie de positionnement sur l'électrification haut de gamme. Le design, nettement distinct de celui de la GR GT, dérive d'un concept sportif Lexus montré quelques mois auparavant.
En juillet 2026, Autocar a rapporté que la future LFA pourrait inaugurer les batteries à électrolyte solide développées par Toyota depuis des années. Ces cellules promettent davantage d'énergie dans un volume réduit. Lexus n'a pas publié de confirmation formelle : l'information doit être lue comme une piste sérieuse, pas comme une caractéristique acquise.
Ce choix a une conséquence directe pour les futurs acheteurs : la voiture ne s'adressera pas au même public que la LFA de 2010. Elle visera des clients sensibles à la technologie, à l'accélération instantanée et à la signature de design Lexus, plutôt qu'aux puristes du moteur atmosphérique. Les attentes de la clientèle historique de la LFA et celles de la nouvelle génération ne se recoupent que partiellement.