Une barchetta sans compromis
La B95 reprend la mécanique de la Battista, avec ses quatre moteurs électriques et une puissance annoncée d'environ 1 900 ch, mais elle en change totalement la silhouette. Le toit disparaît, et le pare-brise est remplacé par des déflecteurs qui canalisent le flux d'air au-dessus des occupants, à la manière des barquettes de course des années 1950 et 1960. Les deux places sont séparées, chacune dans son propre espace, ce qui accentue l'impression d'un objet sculpté.
Ce choix a des conséquences très concrètes : rouler en B95 suppose un équipement adapté, casque ou lunettes selon la vitesse, et une utilisation par beau temps. C'est un objet de passion et d'événements, conçu pour les routes dégagées et les concours d'élégance plus que pour les trajets quotidiens.
Les dix voitures font l'objet d'une personnalisation poussée avec chaque client, de la teinte aux matériaux intérieurs, ce qui rend chaque exemplaire unique au sein d'une série déjà minuscule.
Le dessin conserve la filiation visuelle avec la Battista, mais la suppression du pavillon oblige à repenser toute la partie arrière et l'aérodynamique. L'enjeu est double : garder la stabilité attendue d'une voiture de près de 1 900 ch à haute vitesse et préserver un minimum de confort pour les occupants exposés au vent. C'est ce travail de design et d'ingénierie, plus que la fiche technique, qui justifie l'écart de prix avec le coupé.