Comment une main mécanique affiche l’heure
Le mécanisme repose sur le calibre automatique Octa 1300.3, lancé par la manufacture en 2001, dont la force constante et linéaire sur cinq jours permet d’ajouter une fonction gourmande sans risque d’arrêt. Entre le rouage principal et l’affichage, un remontoir d’égalité est réarmé par le mouvement chaque heure, pendant quarante minutes, comme dans les horloges d’édifices aux aiguilles lourdes.
À l’heure pleine, ce dispositif se libère et met en mouvement une série de dix cames qui commandent les doigts. Chacune actionne ressorts et bascules pour lever ou abaisser les quatre doigts et déplacer le pouce, de sorte que la main forme instantanément le chiffre de l’heure. Les minutes, elles, se lisent sur un anneau tournant monté sur un grand roulement à billes extra-plat, face à un index fixe à midi.
Pour loger cette main articulée, François-Paul Journe a supprimé le cadran et remplacé l’aiguille des minutes par l’anneau tournant, une solution déjà utilisée pour le calendrier annuel de l’Astronomic Souveraine. Malgré la complexité, la montre n’est pas plus épaisse qu’un autre modèle équipé du même calibre : 42 mm de diamètre pour 10,7 mm d’épaisseur.
Côté mouvement, le calibre se distingue des autres Octa par ses ponts en titane revêtus de Titalyt, un traitement de surface qui durcit le métal et lui donne une teinte sombre. Le rotor décentré, propre à la ligne Octa, assure un remontage automatique unidirectionnel. La fiche officielle annonce 63 rubis, soit bien davantage que l’Automatique, signe de la quantité de mobiles ajoutés pour animer la main.
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