Trois mécanismes de précision réunis dans un seul calibre
L’Optimum est la montre où François-Paul Journe a rassemblé ses solutions chronométriques les plus abouties. Le calibre 1510, à remontage manuel, est réalisé en or rose 18 carats, comme tous les mouvements maison. Il associe un remontoir d’égalité qui se réarme chaque seconde, placé à 11 heures, à un échappement à double impulsion dont l’axe et les roues sont en titane. Cet échappement, inspiré d’un principe d’Abraham-Louis Breguet au XVIIIe siècle, fonctionne sans huile, ce qui supprime l’une des principales causes de dérive à long terme.
Le remontoir d’égalité joue un rôle précis : il délivre à l’échappement une force constante, indépendante de l’état d’armage des deux barillets montés en parallèle. Conséquence visible au dos du boîtier, une grande seconde morte avance par sauts d’une seconde, un effet naturel du remontoir et non une complication ajoutée. Côté cadran, les heures et minutes décentrées à 3 heures, la petite seconde à 9 heures et l’indicateur de réserve de marche à 6 heures composent une lecture sobre.
Le mouvement compte 240 composants et 44 rubis ; emboîté sur bracelet, l’ensemble atteint 264 pièces. Il bat à 3 Hz et affiche 70 heures d’autonomie à deux heures près. Ces données, publiées par la manufacture, donnent la mesure de la complexité : là où un chronomètre simple de la marque compte autour de 160 composants, l’Optimum en aligne près d’une centaine de plus pour une fonction d’apparence identique, l’affichage de l’heure.