Entretien, bracelet et usure : ce qu'il faut anticiper
Une 15500ST achetée aujourd'hui a entre trois et sept ans. Le calibre 4302 n'a donc, dans la plupart des cas, pas encore connu de révision complète. Renseignez-vous auprès du vendeur sur la date d'achat initiale et sur d'éventuels passages au service après-vente, et prévoyez dans votre budget une révision par la marque dans les années qui viennent.
Le bracelet intégré mérite une attention particulière. Ses maillons, satinés avec des chanfreins polis, s'usent visiblement au niveau des articulations sur les montres beaucoup portées. Vérifiez le jeu entre les maillons, l'état de la boucle déployante et la présence des maillons retirés lors de l'ajustement d'origine : ils sont indispensables pour un futur acheteur au poignet plus large.
Évitez les exemplaires repolis par un atelier non agréé. Sur une Royal Oak, la lunette octogonale et les arêtes du boîtier perdent rapidement leur netteté sous un polissage maladroit, et la valeur en pâtit. Une montre légèrement rayée mais jamais polie est préférable à une montre brillante aux angles arrondis.
Enfin, conservez soigneusement la carte de garantie électronique ou papier et la boîte : sur une référence dont la production a duré à peine trois ans, ces éléments font partie de l'identité de la montre lors d'une revente.