Au poignet et à l'usage : ce que l'on gagne et ce que l'on concède
Avec 41 mm de diamètre et 10,8 mm d'épaisseur, le 26331ST reste un chronographe relativement fin pour sa catégorie. Les cornes intégrées et le bracelet qui s'affine vers la boucle lui donnent un porté plus compact que ne le laisse penser le diamètre, ce qui explique qu'il convienne aussi à des poignets moyens.
La couronne et les poussoirs sont vissés, et l'étanchéité est donnée pour 50 mètres. Il faut donc penser à dévisser les poussoirs avant d'utiliser le chronographe, puis à les revisser, un geste qui devient vite naturel mais qui rappelle que la montre a été pensée pour une certaine robustesse. N'actionnez jamais les poussoirs sous l'eau.
Le chronographe totalise les minutes et les heures écoulées sur ses compteurs, à côté d'une petite seconde permanente. Il ne dispose pas de fonction flyback : pour relancer une mesure, il faut arrêter, remettre à zéro puis redémarrer. C'est précisément l'une des améliorations apportées par le calibre 4401 de son successeur.
Côté entretien, un chronographe sollicité régulièrement demande une révision dans les intervalles recommandés par la marque. Un exemplaire acheté sans historique doit être considéré comme à réviser, et le coût de cette opération chez Audemars Piguet doit être ajouté au prix d'achat. Les poussoirs, joints et tiges de remontoir sont des pièces d'usure à contrôler en priorité.
Enfin, le bracelet intégré du chronographe est plus lourd que celui des trois aiguilles. Vérifiez l'absence de jeu excessif entre les maillons et la fermeté de la boucle déployante, signes d'une montre bien entretenue.