Un objet conçu pour être utilisé le moins possible
La valeur du Light Phone III tient à ce qu'il refuse de faire. Pas de réseaux sociaux, pas de navigateur web, pas de client e-mail, pas de boutique d'applications : la start-up a toujours affirmé que ces usages ne viendraient jamais. L'interface se résume à une liste verticale d'outils que l'on active selon ses besoins, parcourue au doigt ou avec une molette physique. On y trouve le téléphone, les SMS et MMS, l'alarme et le minuteur, la calculatrice, le calendrier, l'appareil photo, un outil d'itinéraire en mode texte, le répertoire, le partage de connexion, la musique en MP3, les notes, les podcasts et une galerie.
La troisième génération corrige le principal reproche fait au Light Phone II. L'écran à encre électronique, lent et peu contrasté, rendait la saisie et la cartographie pénibles ; le dirigeant de Light l'a reconnu comme la première plainte des utilisateurs. Il est remplacé par une dalle AMOLED monochrome de 3,9 pouces, qui conserve l'esthétique noir et blanc tout en réagissant comme un écran moderne. Le châssis est en aluminium, le dos se retire à l'aide de vis et la batterie se remplace par l'utilisateur, un argument rare en 2026.
Autre nouveauté : la photographie. Un capteur principal de 50 mégapixels accompagné d'un flash LED, une caméra frontale et un déclencheur physique transforment l'appareil en petit compact numérique d'appoint. S'y ajoutent la 5G, l'eSIM, la recharge USB-C et un lecteur d'empreintes. Pour fabriquer ce matériel à plus grande échelle, Light s'est associé à Foxconn, un changement de dimension pour une entreprise née d'un prototype de la taille d'une carte de crédit.