Une fermeture éclair devenue bijou
Le principe est aussi simple à décrire que difficile à réaliser. Ouvert, le Zip se porte en collier, les deux rangs de « dents » encadrant le décolleté. Fermé grâce à un curseur, il se resserre en un bracelet. La transformation repose sur une mécanique miniature qui doit rester souple, solide et invisible.
Les dents sont formées d'éléments articulés, souvent sertis de diamants ou de pierres précieuses, montés sur une structure qui doit glisser sans accroc. La pampille du curseur est elle-même une petite pièce de joaillerie. Chaque Zip suppose donc des centaines d'heures de travail et une précision qui explique sa rareté.
Le goût de la maison pour les bijoux transformables ne date pas du Zip : le collier Passe-Partout, breveté en 1938, pouvait déjà se porter de plusieurs façons. Le Zip pousse cette logique jusqu'à faire d'un objet industriel du quotidien un emblème de la place Vendôme.
Au fil des décennies, le Zip a connu des interprétations très différentes : certaines privilégient l'or ciselé et la souplesse du métal, d'autres transforment les dents en une rivière de diamants, de rubis, de saphirs ou d'émeraudes. Chaque version conserve le même geste, faire coulisser le curseur, mais le résultat va du bijou de jour à la pièce de gala. C'est cette capacité à se réinventer sans perdre son principe qui a fait du Zip l'une des créations les plus citées de la maison.