Arrêté — recherché Mis à jour le 05/10/2026

Tudor Submariner « Snowflake » : liste d’attente, prix et accès

La plongeuse vintage de Tudor reconnaissable à ses aiguilles carrées, portée par plusieurs marines dont la Marine nationale : quatre références, aucune neuve depuis des décennies.

Fiche Tudor Submariner « Snowflake »

MarqueTudor
StatutArrêté — recherché
Fenêtre habituelleaiguilles « Snowflake » à partir de la fin des années 1960 ; 9401/0 produite jusque vers 1983 — date à confirmer
Référence7016/0, 7021/0, 9401/0, 9411/0
Canal d’accèsseconde main / enchères
Références7016/0 (sans date), 7021/0 (date), puis 9401/0 (sans date), 9411/0 (date)
Signe distinctifAiguille des heures à pointe carrée et index carrés, dits « Snowflake »
BoîtierAcier, environ 39 mm, boîtier Oyster et couronne Rolex
MouvementsBase ETA : calibre 2483 sur la 7016/0, 2776 sur la 9401/0 (descriptions Phillips)
CadransNoir ou bleu ; les bleus sont associés aux fournitures à la Marine nationale
Usage militaireTudor Submariner fournies à plusieurs marines des années 1960 au milieu des années 1980
Fin de la Submariner TudorVers 1999, toutes références confondues
Résultats publics cités13 750 CHF (9401/0, Phillips Genève, nov. 2019) ; 120 650 HK$ (7016/0, Phillips Hong Kong, nov. 2024)

Aucune Snowflake neuve depuis les années 1980

La Submariner « Snowflake » n'existe plus au catalogue Tudor depuis bien longtemps. Les quatre références qui portent ces aiguilles, 7016/0, 7021/0, 9401/0 et 9411/0, ont été remplacées au fil des années 1980, et la Submariner Tudor elle-même a disparu vers 1999. Il n'y a donc ni liste d'attente ni précommande à espérer : la seule voie d'accès est le marché vintage.

Tudor a bien rendu hommage à ces montres. Les aiguilles carrées sont devenues un marqueur de la marque et figurent sur la Pelagos depuis 2012 comme sur la plupart des Black Bay. Mais aucune de ces montres modernes n'est une réédition de la Snowflake, et la marque ne s'est pas engagée sur une Submariner revenant sous ce nom.

Ce qui reste à acheter, ce sont des montres de quarante à cinquante-cinq ans d'âge, souvent portées en service, parfois restaurées, rarement intactes. C'est précisément cette histoire matérielle qui fait leur prix, et qui impose une méthode rigoureuse avant d'acheter.

D'où viennent les aiguilles « flocon de neige »

La Submariner Tudor naît en 1954 sous le nom Oyster Prince Submariner, étanche à 100 m, puis à 200 m à partir de 1958. Elle partage alors son boîtier et sa couronne avec la Submariner Rolex, mais embarque des mouvements de fournisseurs extérieurs, ce qui lui permet d'être nettement moins chère. C'est cette formule que Hans Wilsdorf avait imaginée pour Tudor : la robustesse Oyster à un prix accessible.

À la fin des années 1960, Tudor dote ses Submariner d'une aiguille des heures terminée par un carré lumineux et d'index carrés eux aussi. L'objectif rapporté par l'histoire de la marque est fonctionnel : améliorer la lisibilité sous l'eau et distinguer clairement l'aiguille des heures de celle des minutes. Les collectionneurs ont baptisé ce dessin « Snowflake », flocon de neige.

La première génération concernée est le duo 7016/0 sans date et 7021/0 avec date. Selon le catalogue de Phillips, la 7016 est aussi la première référence Tudor de plongée équipée d'un mouvement ETA, ici le calibre 2483 à 25 rubis. Les 9401/0 et 9411/0 prennent le relais au milieu des années 1970.

Les quatre références Snowflake comparées

Distinguer les références est indispensable, car leurs cotes ne sont pas identiques. Le critère le plus visible est la présence d'un guichet de date avec loupe Cyclope. Le second est le mouvement, qui n'apparaît qu'à l'ouverture du fond. Les dates de production restent approximatives : Tudor n'a pas publié de chronologie officielle complète et les spécialistes s'appuient sur les numéros de boîtier et les garanties d'époque.

Les informations du tableau proviennent principalement des descriptions de lots publiées par Phillips. Lorsque la source ne précise pas un point, nous l'indiquons « à confirmer » plutôt que d'avancer une valeur.

RéférenceDateMouvementRepère chronologique
7016/0NonETA 2483, 25 rubisFin des années 1960 au milieu des années 1970 ; exemplaire Phillips daté vers 1974
7021/0Oui, avec CyclopeBase ETA à date (à confirmer)Sœur à date de la 7016/0
9401/0NonETA 2776, 25 rubisSuccède à la 7016/0, produite jusque vers 1983 ; exemplaire Phillips vers 1978
9411/0Oui, avec CyclopeBase ETA à date (à confirmer)Sœur à date de la 9401/0

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Les montres de la Marine nationale

Une large part du mythe Snowflake tient à son usage militaire. Des années 1960 au milieu des années 1980, des Submariner Tudor ont été fournies à plusieurs marines, dont la Marine nationale française. Les montres étaient livrées en nombre, souvent sans le bracelet acier d'origine, et portées sur des bracelets textiles ou en caoutchouc adaptés aux plongeurs de combat.

Les exemplaires de la Marine nationale se reconnaissent généralement à une gravure au fond du boîtier, associant les lettres M.N. et une année de mise en service. Le cadran bleu, apparu sur les références de cette période, est étroitement lié à ces fournitures : Phillips rappelle, à propos d'une 9401/0 bleue, que cette variante était livrée à la marine française.

Attention toutefois : une gravure se reproduit facilement. Une montre présentée comme « Marine nationale » n'a de valeur supplémentaire que si sa provenance est documentée, par exemple par des papiers de réforme, un historique de vente aux domaines ou une traçabilité reconnue par les spécialistes. Sans cela, considérez-la comme une Snowflake civile.

Noir ou bleu, mat ou passé : lire un cadran Snowflake

Les cadrans existent en noir et en bleu. Avec le temps, le bleu peut virer vers des tons plus clairs ou légèrement grisés, et le tritium des index et des aiguilles prend une teinte crème, jaune ou brune. Ces patines sont recherchées lorsqu'elles sont homogènes entre cadran et aiguilles, signe que l'ensemble est d'origine.

Le lot Phillips de Hong Kong de novembre 2024, une 7016/0 vendue au Japon en 1977, décrivait ainsi un cadran au motif dit « confetti », avec des taches visibles dans le bleu. À l'inverse, la 9401/0 de la vente genevoise de novembre 2019 était mise en avant pour un cadran bleu exceptionnellement préservé avec tritium d'origine. Deux états opposés, deux publics différents.

Le point crucial est l'originalité. Lors de révisions, de nombreuses Tudor militaires ou civiles ont reçu des cadrans et aiguilles de service au tritium remplacé par de la Luminova. Ces pièces ne sont pas des faux, mais leur valeur de collection est nettement moindre.

Ce que disent les résultats d'enchères publics

Les ventes publiques donnent les seuls repères vérifiables. Chez Phillips, une 9401/0 bleue de 1978 avec garantie d'un détaillant marseillais s'est vendue 13 750 CHF à Genève le 10 novembre 2019, pour une estimation de 6 000 à 8 000 CHF. En novembre 2024 à Hong Kong, une 7016/0 vers 1974, complète de sa garantie japonaise et de sa boîte, a atteint 120 650 HK$.

Ces deux montants, frais acheteur inclus, ne constituent pas une cote générale. Ils concernent des montres bien documentées, avec accessoires d'origine. Une Snowflake au cadran remplacé ou au boîtier très poli se traite bien en dessous ; une pièce militaire à provenance prouvée peut aller au-dessus.

Méfiez-vous d'un résultat isolé souvent cité à tort : la Tudor adjugée 375 000 CHF à l'Only Watch de 2015 n'était pas une Snowflake vintage mais une Heritage Black Bay One unique vendue au profit d'une œuvre caritative. Elle n'a aucune valeur de comparaison.

VenteDateRéférenceRésultat
Phillips, The Geneva Watch Auction: X10 nov. 20199401/0 cadran bleu, vers 197813 750 CHF
Phillips, TOKI (Hong Kong)22 nov. 20247016/0, vers 1974, set japonais complet120 650 HK$

Acheter une Snowflake : la méthode

Aucune boutique Tudor ne vend de Snowflake, et la marque n'organise pas de reprise de pièces anciennes. Les canaux sérieux sont les maisons de ventes internationales, les revendeurs spécialisés en montres vintage militaires et, plus rarement, des collectionneurs qui cèdent une pièce documentée. Commencez par lire plusieurs catalogues de ventes pour vous familiariser avec les descriptions et les photos de référence.

Avant toute offre, demandez des photos du fond intérieur, du mouvement et des numéros de boîtier, ainsi qu'un rapport d'état écrit. En vente aux enchères, ce rapport est fourni gratuitement sur demande. Chez un revendeur, exigez une facture détaillée qui mentionne si cadran, aiguilles, lunette et couronne sont d'origine ou de service.

Fixez enfin un budget qui inclut une révision, car un ETA de cinquante ans demande souvent un entretien complet, et le cas échéant les frais d'importation si la montre vient de l'étranger.

  • Identifier la référence (7016/0, 7021/0, 9401/0, 9411/0) et vérifier la cohérence du calibre
  • Comparer cadran, aiguilles et lunette avec des exemplaires publiés par les maisons de ventes
  • Exiger la mention écrite des pièces de service éventuelles
  • Faire contrôler la montre par un horloger indépendant avant paiement définitif

Frankenwatch, fausses gravures et cadrans repeints

La Snowflake est un terrain connu des assembleurs. Le risque majeur n'est pas la contrefaçon intégrale mais la « Frankenwatch » : un boîtier Tudor authentique habillé d'un cadran refait, d'aiguilles de service vieillies artificiellement ou d'une lunette d'une autre époque. Le résultat peut être convaincant en photo et coûter très cher à la revente.

Les fausses gravures militaires constituent le deuxième piège. Graver M.N. et une année au fond d'une Submariner civile prend quelques minutes. Seule une provenance documentée justifie une prime ; méfiez-vous des récits invérifiables sur l'ancien propriétaire.

Enfin, les escroqueries classiques des marchés en ligne s'appliquent : annonce sous la cote avec urgence affichée, vendeur injoignable par téléphone, paiement par virement à l'étranger. Passez par un séquestre ou par un intermédiaire qui engage sa responsabilité.

Snowflake, Submariner Rolex ou Black Bay : quel arbitrage

Pour un amateur de plongeuses vintage, la Snowflake se compare naturellement aux Submariner Rolex de la même époque, notamment la 5513, ainsi qu'aux Fifty Fathoms de Blancpain. La comparaison avec les Black Bay modernes concerne surtout ceux qui veulent le dessin sans les contraintes d'une montre ancienne.

La Snowflake offre un rapport histoire-prix souvent plus favorable qu'une Rolex contemporaine équivalente, avec le même boîtier Oyster et une identité visuelle plus singulière. En contrepartie, son mouvement ETA est moins valorisé par les puristes qu'un calibre Rolex.

MontrePourquoi la choisirLimite
Tudor Submariner SnowflakeAiguilles iconiques, histoire militaire, boîtier OysterOriginalité difficile à garantir
Rolex Submariner 5513Calibre Rolex, très documentéePrix d'entrée plus élevé
Rolex Sea-Dweller 1665 « Double Red »Rareté et valve à héliumBudget sans commune mesure
Tudor Pelagos 39 ou Black Bay modernesAiguilles Snowflake, neuve et garantieAucune valeur vintage

Pour quel collectionneur ?

La Snowflake convient à celui qui accepte une montre ancienne avec ses aléas : patine, entretien plus fréquent, étanchéité à ne pas tester sans contrôle préalable. Elle s'adresse aussi aux passionnés d'histoire militaire française, à condition d'être exigeants sur la provenance.

Pour un premier achat, une 9401/0 civile au cadran noir bien conservé représente souvent l'entrée la plus lisible : référence documentée, mouvement connu, moindre risque narratif. Les variantes bleues et les pièces M.N. viennent ensuite, quand l'œil est formé.

Si votre priorité est de porter le dessin au quotidien sans souci, une Pelagos ou une Black Bay neuve avec aiguilles Snowflake fera l'affaire. La version vintage se justifie quand l'objet historique compte autant que la montre.

Allocation, historique et marché secondaire

Pour les références tendues, la relation avec le détaillant compte plus que l’ordre d’inscription. Les achats passés, la régularité et la cohérence de la demande pèsent dans l’attribution, même si aucune maison ne publie de règle officielle.

Le marché secondaire offre une alternative immédiate, mais à des prix souvent supérieurs au tarif public et avec un risque de contrefaçon : certificat, facture et vérification par un horloger indépendant sont indispensables.

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Questions fréquentes sur Tudor Submariner « Snowflake »

Tudor fabrique-t-elle encore la Submariner Snowflake ?

Non. Les références 7016/0, 7021/0, 9401/0 et 9411/0 ont été arrêtées dans les années 1970 et 1980, et la Submariner Tudor a disparu vers 1999. Les aiguilles Snowflake ont été reprises sur la Pelagos et les Black Bay, mais il ne s'agit pas de rééditions de la Submariner.

Pourquoi le surnom « Snowflake » ?

Le surnom vient de l'aiguille des heures terminée par un carré lumineux et des index carrés, dessinés pour une meilleure lisibilité sous l'eau. Les collectionneurs y ont vu un flocon de neige stylisé, et le terme est devenu courant pour désigner ces Submariner Tudor.

Quelles références portent les aiguilles Snowflake ?

Les Submariner Tudor 7016/0 et 7021/0, puis 9401/0 et 9411/0. Les références se terminant par 1 possèdent un guichet de date avec loupe Cyclope ; les autres n'ont pas de date. Le mouvement ETA diffère selon la génération.

Comment reconnaître une vraie montre de la Marine nationale ?

Les montres fournies portent en général une gravure M.N. suivie d'une année au fond du boîtier. Mais une gravure se reproduit facilement : seule une provenance documentée (papiers, historique de vente, avis d'experts reconnus) justifie la prime. Sans preuve, considérez la montre comme civile.

Quel prix pour une Snowflake ?

Il n'y a pas de cote officielle. Chez Phillips, une 9401/0 bleue de 1978 a fait 13 750 CHF à Genève en novembre 2019, et une 7016/0 complète 120 650 HK$ à Hong Kong en novembre 2024. Le prix dépend surtout de l'originalité du cadran, de l'état du boîtier et des accessoires.

Peut-on s'inscrire sur une liste d'attente Tudor ?

Pas pour ce modèle. Tudor ne vend pas de montres anciennes et ne gère pas de liste pour les références disparues. Vous pouvez laisser une recherche à des revendeurs spécialisés et suivre les catalogues des maisons de ventes, qui publient leurs lots quelques semaines avant chaque vacation.

Un cadran de service fait-il perdre de la valeur ?

Oui, nettement. Les cadrans et aiguilles remplacés lors de révisions, souvent à la Luminova, sont authentiques Tudor mais moins recherchés que les pièces d'origine au tritium. Exigez que le vendeur précise par écrit le statut du cadran, des aiguilles et de la lunette.

Peut-on plonger avec une Snowflake vintage ?

C'est déconseillé sans contrôle préalable. Après plusieurs décennies, joints, couronne et verre ne garantissent plus l'étanchéité d'origine. Un horloger peut remplacer les joints et tester l'étanchéité, mais beaucoup de collectionneurs préfèrent préserver la montre et réserver la plongée à une montre moderne.

Sources consultées : en.wikipedia.org · www.phillips.com · www.phillips.com · www.phillips.com

ListeAttente est un site indépendant, sans lien avec Tudor. Les dates et prix affichés sont uniquement ceux annoncés officiellement ; tout ce qui n’est pas confirmé est présenté comme tel. Nous ne vendons rien et ne réservons rien : l’alerte vous prévient quand l’achat devient possible sur les canaux officiels.

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