Un sac rigide transformé en support d'œuvre
Le point de départ est toujours le même objet : le Lady Dior, sac rigide à anses arrondies, surpiqûres cannage et charms D.I.O.R, imaginé en 1994 et rebaptisé en hommage à Diana. Les artistes invités gardent généralement la silhouette mais s'emparent de tout le reste : surface, matière, couleur, breloques, parfois même la poignée. Certains travaillent la broderie ou la marqueterie, d'autres l'impression, le métal moulé, le cuir découpé au laser ou les perles.
Ce qui distingue une pièce Lady Art d'un Lady Dior saisonnier, c'est la signature. Le nom de l'artiste est associé à la pièce, la série est documentée par Dior et souvent exposée au moment de son lancement. Pour un collectionneur, cela crée une provenance claire, comparable à celle d'un multiple d'art, et rend la pièce identifiable des années plus tard. C'est aussi ce qui justifie des prix supérieurs à ceux de la ligne permanente.
Revers de la médaille : certaines créations sont fragiles. Les applications en relief, les finitions peintes ou les matières inhabituelles supportent mal un usage quotidien. Beaucoup d'acheteuses les traitent comme des pièces de vitrine, ce qui pèse aussi sur la manière de les évaluer en revente : l'état devient un critère décisif.