La feuille d'or posée par les doreurs du Palais Garnier
Ce qui distingue cette Phantom, c'est un travail d'artisan. Les flasques latérales sont recouvertes à la main de feuilles de moongold, un alliage inoxydable de palladium et d'or jaune. Le travail est confié aux Ateliers Gohard, les maîtres doreurs qui restaurent les ors du Palais Garnier. Devialet souligne qu'une feuille posée ne peut plus être retirée : chaque geste doit être juste du premier coup.
Le corps de l'enceinte et ses haut-parleurs de grave sont blancs (RAL 9016), ce qui fait ressortir la dorure et rappelle les tons de la salle Garnier. Le logo de l'Opéra de Paris signe la pièce.
Sous le décor, l'électronique est celle de la Phantom I 108 dB : 1 100 W RMS, niveau maximal de 108 dB SPL, bande passante de 14 Hz à 27 kHz, tweeter en titane pur de grade 1, poids de 11,4 kg. On achète donc l'enceinte la plus puissante de sa génération, avec une finition d'atelier.
Cette alliance d'un objet technologique et d'un geste patrimonial explique l'intérêt des collectionneurs. Contrairement à une simple finition peinte, la dorure à la feuille vieillit, se patine et porte la trace de la main qui l'a posée : deux exemplaires ne sont jamais rigoureusement identiques, ce qui fait partie de leur attrait.